« Cet environnement favorise les personnes préparées, prêtes à jouer en attaque et en défense et à utiliser les fusions et acquisitions à leur avantage. Il a le potentiel de créer de la valeur et de transformer une entreprise », indique David Savard, directeur général et chef mondial F&A et responsable de la couverture en capital privé à la Banque Nationale du Canada.
Le marché demeure actif pour tous les acteurs
Bien que les derniers mois aient été marqués par un contexte macroéconomique et commercial très imprévisible, M. Savard note que les participants au marché demeurent très optimistes quant à la poursuite des activités de fusions et acquisitions. Les propriétaires d’entreprise et les conseils d’administration restent optimistes en ce qui concerne l’appétit pour le risque et l’accès au crédit demeure ouvert. De plus, selon un rapport de McKinsey, le capital-investissement mondial dispose d’environ 2 billions de dollars en fonds disponibles (montant du capital engagé, mais pas encore déployé) pour acheter des entreprises partout dans le monde, y compris au Canada. Dans ce contexte, des occasions continuent d’exister pour les acheteurs et les vendeurs avertis au Canada – et malgré la volatilité, des transactions sont toujours en cours.
Les objectifs varient, allant de l’augmentation de la présence d’un client ou d’un fournisseur dans de nouveaux marchés à la cession de lignes d’affaires non stratégiques ou à la vente pure et simple de sociétés. Quel que soit l’objectif, les fusions et acquisitions ne se font pas du jour au lendemain. Ni l’acheteur ni le vendeur ne souhaiteraient précipiter le processus.
Une préparation minutieuse est cruciale pour les vendeurs afin de maximiser la valeur et pour les acheteurs afin d’optimiser les bénéfices de la transaction sans surpayer.
« Il ne faut pas se retrouver à devoir improviser juste avant la conclusion d’une transaction en raison d’une diligence insuffisante et d’un manque de planification de l’intégration », précise M. Savard. « Un manque de préparation et un soutien juridique et financier inadéquat peuvent nuire aux avantages financiers et opérationnels que peuvent procurer des transactions de fusions et d’acquisitions bien exécutées. »
Une stratégie rigoureuse est essentielle
Le défi pour de nombreuses sociétés est le manque d’expertise interne en matière de fusions et acquisitions. La collaboration avec des partenaires chevronnés peut être avantageuse pour les acheteurs et les vendeurs.
Des conseillers externes peuvent aider les vendeurs à déterminer leurs objectifs et les leviers qui permettront d’obtenir les meilleurs résultats dans le cadre d’une transaction : de la conception optimale du processus et de la stratégie de négociation à la structuration et à la conclusion de la transaction. Pour les acheteurs, l’objectif est d’intégrer une planification personnalisée des fusions et acquisitions dans des objectifs de croissance plus larges, à l’aide de conseils sur la sélection des cibles, l’approche de la stratégie et l’exécution de la transaction. Tout au long des deux parcours, les propriétaires d’entreprise sont soutenus par des conseillers chevronnés qui apportent la bonne expertise au bon moment.
Au fil des ans, la Banque Nationale a aidé des sociétés canadiennes à prendre de l’expansion à l’échelle nationale à l’étranger et a soutenu des investisseurs internationaux qui cherchaient à acquérir des sociétés au Canada. Selon M. Savard, les conseillers en matière de fusions et acquisitions doivent favoriser les liens à l’échelle mondiale pour s’imposer sur le marché actuel.
« Nous couvrons près de 1 000 fonds à l’échelle mondiale, y compris des fonds de placement privé, des fonds de gestion de patrimoine, des caisses de retraite autogérées et tous les principaux fonds souverains. Le Canada suscite beaucoup d’intérêt, même dans le contexte actuel d’incertitude commerciale. »
Une planification adéquate et une exécution rigoureuse, soutenues par des conseillers juridiques et financiers tiers chevronnés, contribuent à réduire les risques liés aux transactions. Elles permettent aussi de naviguer à travers l’incertitude actuelle pour repérer et exploiter les opportunités d’achat et de vente.
« Les entreprises qui ont des stratégies de fusions et d’acquisitions bien ficelées peuvent profiter de la volatilité et conclure des transactions avantageuses, tandis que leur concurrence demeure inactive », ajoute M. Savard.
Il s’attend à voir une augmentation du nombre de sociétés – dans tous les secteurs – qui cherchent à acheter, à vendre ou à trouver des partenaires pour croître.
Malgré la volatilité actuelle, il y a toujours des façons de saisir les opportunités. « Ce qu’il faut retenir, c’est que les fusions et acquisitions demeurent un outil pertinent et très efficace de développement des entreprises, peu importe le marché. Les entreprises doivent s’assurer d’avoir la bonne équipe pour soutenir leurs ambitions de croissance. »
« Les entreprises qui ont des stratégies de fusions et d’acquisitions bien ficelées peuvent profiter de la volatilité et conclure des transactions avantageuses, tandis que leur concurrence demeure inactive », ajoute M. Savard.
Celui-ci s’attend à une augmentation du bassin de sociétés dans des secteurs comme l’énergie, les matériaux de base, les technologies, les services et certains secteurs des produits de consommation et industriels, qui cherchent à acheter, à vendre ou à trouver des partenaires pour croître.
Malgré la volatilité actuelle, il y a toujours des façons de saisir les opportunités. « Ce qu’il faut retenir, c’est que les fusions et acquisitions demeurent un outil pertinent et très efficace de développement des entreprises, peu importe le marché. »